Facteurs Associ S Une Meilleure Qualit De Vie Chez Les Patients Avec Un Covid Long


Facteurs Associ S Une Meilleure Qualit De Vie Chez Les Patients Avec Un Covid Long pdf

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Facteurs associés à une meilleure qualité de vie chez les patients avec un COVID long


Facteurs associés à une meilleure qualité de vie chez les patients avec un COVID long

Author: Sabrina El Mahi

language: fr

Publisher:

Release Date: 2024


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Introduction. L'affection post-COVID-19 ou « COVID long » pourrait concerner 65 millions de personnes dans le monde et 4% de la population française. Ses symptômes, nombreux et peu spécifiques, impactent incontestablement la qualité de vie des personnes affectées. De nombreux facteurs ont été associés à une moins bonne récupération (ex. tabagisme, obésité). Les facteurs associés à une meilleure qualité de vie ont peu été étudiés. L'association Tous Partenaires COVID est une association nationale de patients avec un COVID long. Objectifs. Identifier les facteurs associés à une meilleure qualité de vie chez les membres de l'association Tous Partenaires COVID souffrant de COVID long, et estimer la proportion de personnes dont l'état de santé pouvait être considéré comme significativement amélioré. Méthodes. Un questionnaire en ligne autoadministré a été adressé aux membres de l'association. Le questionnaire comprenait 19 questions. Il reprenait les critères de la définition du COVID long de l'OMS. Il s'intéressait à l'état de santé ressenti des participants par une échelle analogique et la qualité de vie à l'aide d'une échelle standardisée EQ-5D-5L, et listait un panel d'interventions (ex. programme de réadaptation), de soutien social (ex. soutien des proches) et de changements de vie (ex. aménagement du poste de travail) ayant été perçus (ou non) comme aidants par les sujets interrogés. Étaient également enregistrées les comorbidités avant le COVID-19, la période de survenue de l'infection aigüe et la notion de vaccination contre le SARS-CoV-2. Résultats. Les facteurs statistiquement associés à une amélioration de l'état de santé des participants étaient le soutien des collègues de travail et l'aménagement de leur poste de travail. D'autres facteurs étaient perçus comme ayant amélioré leur état de santé (ex. être suivi par un psychiatre, un interniste, un infectiologue, un pneumologue, etc.), mais n'étaient pas associés à un score plus élevé sur l'EQ-5D-5L. Environ la moitié des participants ont été considérés comme améliorés. Leur score de qualité de vie restait toutefois inférieur au score moyen de la population générale française. Conclusion. Chez les participants membres d'une association de malades, le type de prise en charge médicale, psychologique et de réadaptation ne semble pas influencer significativement la qualité de vie, alors que des facteurs liés à l'activité professionnelle dont le soutien des collègues et l'adaptation du poste de travail étaient associés à un meilleur niveau de qualité de vie. Même si environ la moitié des répondants peuvent être considérés comme allant mieux, leur qualité de vie EQ-5D-5L reste significativement altérée.

Profils de recours au système de santé et relation avec la qualité de vie chez les patients atteints de COVID long


Profils de recours au système de santé et relation avec la qualité de vie chez les patients atteints de COVID long

Author: Hayatte Sabi

language: fr

Publisher:

Release Date: 2024


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Introduction. L'affection post-COVID-19 ou « COVID long » pourrait concerner 65 millions de personnes dans le monde et 4 % de la population française. Ses symptômes, nombreux et peu spécifiques, impactent incontestablement la qualité de vie des personnes affectées. De nombreux facteurs ont été associés à une moins bonne récupération (ex. tabagisme, obésité). Les facteurs associés à une meilleure qualité de vie ont peu été étudiés. L'association Tous Partenaires COVID est une association nationale de patients avec un COVID long. Objectifs. Identifier les profils de parcours de soins associés à une meilleure qualité de vie chez les membres de l'association Tous Partenaires COVID souffrant de COVID long. Méthodes. Un questionnaire en ligne autoadministré a été adressé aux membres de l'association. Le questionnaire comprenait 19 questions. Il reprenait les critères de la définition du COVID long de l'OMS. Il s'intéressait à l'état de santé actuel ressenti des participants par une échelle analogique et la qualité de vie à l'aide de l'échelle standardisée EQ-5D-5L, et listait un panel d'interventions (ex. programme de réadaptation), de soutien social (ex. soutien des proches) et de changements de vie (ex. aménagement du poste de travail) ayant été perçus (ou non) comme aidants par les sujets interrogés. Étaient également enregistrées les comorbidités avant le COVID- 19, la période de survenue de l'infection aigüe et la notion de vaccination contre le SARS-CoV-2. Résultats. Quatre profils de recours au système de santé ont été identifiés chez les patients atteints de COVID long : prise en charge complexe avec plusieurs spécialistes et de la rééducation ; suivi en médecine spécialisée sans rééducation ; suivi par le seul médecin généraliste ; et recours minimal au système médical conventionnel. Les patients sans suivi médical conventionnel et ceux suivis uniquement par un médecin généraliste rapportaient une meilleure qualité de vie perçue. À l'inverse, les patients bénéficiant de soins plus complexes affichaient des scores de qualité de vie inférieurs, ce qui suggère que la sophistication des soins médicaux n'est pas toujours associée à une amélioration de l'état de santé perçu. Conclusion. Ces résultats paradoxaux pourraient relever d'un biais de causalité, les sujets les plus invalidés et les plus en détresse ayant bénéficié de soins complexes et les sujets les moins symptomatiques de soins plus légers. Ils conduisent aussi à s'interroger sur l'impact potentiellement iatrogène du recours au système de soins dans le contexte des symptômes somatiques « médicalement inexpliqués », susceptible de contribuer à leur renforcement et leur persistance.

Caractéristiques clinico-biologiques et devenir de patients atteints de COVID-19 hospitalisés en service de médecine


Caractéristiques clinico-biologiques et devenir de patients atteints de COVID-19 hospitalisés en service de médecine

Author: Nassima Chouaki-Benmansour

language: fr

Publisher:

Release Date: 2022


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Introduction : la COVID-19 s'est révélée être une maladie d'expression polymorphe, tant par sa présentation clinique que sa durée. L'OMS parle de COVID long en cas de persistance de symptômes au-delà de 2 mois. On parle de syndrome post-COVID dès lors que des symptômes persistent au-delà de 4 semaines. A ce jour, il y a peu d'études décrivant ce syndrome post-COVID et ses facteurs de risque. L'équipe du Pr VILLANI a proposé à partir de janvier 2021 un suivi en consultation systématique à 1 mois +/- 3 mois après la sortie d'hospitalisation afin de dépister les patients à risque de COVID long pour leur proposer une prise en charge adaptée. L'objectif principal de cette étude est d'identifier les facteurs associés à la présence de symptômes prolongés chez les patients hospitalisés afin de pouvoir initier en médecine de ville une prise en charge visant à améliorer la récupération et limiter le risque de COVID long. Matériel et méthode : nous avons procédé à l'étude rétrospective des dossiers médicaux des patients hospitalisés dans l'unité du Pr VILLANI sur les périodes où l'unité a été convertie en unité « COVID » entre le 1er janvier et le 15 septembre 2021. N'ont pas été inclus les patients pour lesquels des mesures de limitations et arrêts de thérapeutique(s) active(s) ont été indiqués dès l'admission. A 1 mois +/- 3 mois, les patients étaient évalués de façon standardisée pour apprécier la persistance de symptômes et une évaluation de leur qualité de vie était réalisée. Les données socio-démographiques, cliniques, les résultats de l'imagerie thoracique et de la biologie et les traitements reçus ont été recueillis ainsi que les données clinico-biologiques du suivi. Résultats : 411 patients, 69±16,53 ans, ont été inclus. Trois cent cinquante-cinq (85,6%) ont bénéficié d'une oxygénothérapie dont 49,9% à haut débit et 59 (14,4%) sont passés en réanimation. Sur les 351 patients sortis vivants d'hospitalisation, 215 (61,3%) ont été revus à 1 mois et 98 patients sur les 215 (45,6%) à 3 mois. A 1 mois, 170 patients soit 80,2% des patients évaluables présentaient un syndrome post-COVID : 72,9% des patients rapportaient une dyspnée persistante, 50% une asthénie, 30% des douleurs, 29,4% une toux et plus de 20% des troubles du sommeil, de l'humeur et des troubles de la mémoire. Une comorbidité psychiatrique (OR 13,54, 95%CI 1,12-2027,65) et l'indication d'une antibiothérapie dès l'admission (OR 6,59, 95%CI 2,38-22,13) sont significativement associées à un risque accru de syndrome post-COVID. A l'inverse, le sexe masculin (OR 0,34 95%CI 0,12-0,86) et un taux de CRP élevé à l'entrée (OR 0,9, 95% CI 0,98-0,99) apparaissent comme protecteurs. A 3 mois, 61 patients (35,8%) présentent un COVID long cependant on note une amélioration significative des scores de dyspnée (MRC et NYHA) et de la distance de marche entre 1 et 3 mois. Concernant la qualité de vie des patients avec des symptômes prolongés, on note une amélioration entre 1 et 3 mois qui est significative pour les dimensions limitation des rôles en raison de problèmes physiques, fonctionnement social et énergie. Conclusion : les conséquences à moyen et long terme de la COVID-19 sont fréquentes et impactent la qualité de vie quotidienne. Les facteurs de risque de syndrome post-COVID sont le sexe féminin, la présence d'une comorbidité psychiatrique et l'indication d'une antibiothérapie à l'admission. Ces facteurs prédictifs doivent être confirmés mais pourraient aider les cliniciens à prioriser les patients nécessitant un suivi post-hospitalier et la mise en œuvre de mesures pour prévenir un COVID long.