Dynamique De La R Ponse Immunitaire Pr Coce Mise En Place Localement Suite L Injection D Un Vaccin Adn Associ E Une Lectroporation Chez Le Macaque Cynomolgus
Download Dynamique De La R Ponse Immunitaire Pr Coce Mise En Place Localement Suite L Injection D Un Vaccin Adn Associ E Une Lectroporation Chez Le Macaque Cynomolgus PDF/ePub or read online books in Mobi eBooks. Click Download or Read Online button to get Dynamique De La R Ponse Immunitaire Pr Coce Mise En Place Localement Suite L Injection D Un Vaccin Adn Associ E Une Lectroporation Chez Le Macaque Cynomolgus book now. This website allows unlimited access to, at the time of writing, more than 1.5 million titles, including hundreds of thousands of titles in various foreign languages.
Dynamique de la réponse immunitaire précoce mise en place localement suite à l'injection d'un vaccin ADN associée à une électroporation chez le macaque cynomolgus
La compréhension des mécanismes immunologiques précoces mis en place suite à l'administration de vaccins est encore de nos jours largement méconnue. Pourtant de plus en plus d'études démontrent l'importance de ces mécanismes très précoces faisant intervenir les acteurs de l'immunité innée dans la génération d'une réponse spécifique efficace après vaccination. La peau est un organe intéressant pour l'administration de vaccins du fait de sa richesse en cellules présentatrices d'antigènes (APC), qui sont des cellules essentielles dans la mise en place de la réponse immunitaire. L'administration par voie intradermique du vaccin ADN de type auxoGTU induit des réponses immunitaires fortes et persistantes, en particulier en association avec une électroporation (EP) locale chez le macaque cynomolgus. Le but de ce travail de thèse fut de caractériser les réponses immunitaires locales précocement mises en place suite à l'administration par voie intradermique du vaccin ADN auxo-GTU en association avec une EP. Dans un premier temps, nous avons décrit les populations de cellules immunitaires présentes dans la peau normale chez le macaque cynomolgus.L'épiderme contient des cellules de Langerhans (LC) qui sont : CD1a+ CD1c- et des lymphocytes T caractérisés par l'expression du CD3. Le derme contient des cellules CD1a+CD1c-, qui présentent des similitudes avec les LC et correspondent donc probablement à des LC en migration à travers le derme. Il contient également des cellules dendritiques dermales (DDC) CD1a+CD1c+, des macrophages résidants CD163highCD11b+ et les lymphocytes T CD3+. Chez certains animaux, nous avons mis en évidence la présence de granulocytes CD66+ dans le derme sain. Les populations de cellules immunitaires identifiées chez le macaque sont similaires à celles identifiées chez l'homme malgré de légères différences phénotypiques. Cette caractérisation nous a ensuite permis d'étudier l'impact de la vaccination sur les populations immunitaires de la peau.Nous avons démontré que la vaccination induit le recrutement de granulocytes et de monocytes/macrophages inflammatoires dans l'épiderme et dans le derme, ainsi qu'un recrutement plus tardif de cellules dendritiques inflammatoires épithéliales (IDEC) dans l'épiderme. Dans l'épiderme, 24h après immunisation, nous avons observé une augmentation transitoire des LC accompagnée d'une surexpression de HLA-DR, de CD86 et de CD83, ce qui démontre leur maturation. Entre 24h et 72h, le nombre de LC diminue, ce qui suggère que les LC matures quittent l'épiderme pour migrer vers les nœuds lymphatiques. Ces événements cellulaires sont majoritairement dus à l'EP, indépendamment de la présence du vaccin à ADN. L'analyse du microenvironnement mis en place dans la peau suite à la vaccination révèle une libération de facteurs solubles pro-inflammatoires, comme MCP-1, IL-18 , IL-15, IL-8 et de facteurs solubles anti- inflammatoires comme IL-1RA et sCD40L dès 24h, dont certains sont considérablement augmentés par la présence de l'ADN vaccinal. Nos résultats suggèrent que l'EP, indépendamment de la présence de l'ADN, est suffisante pour induire la mobilisation des cellules et la maturation des DC au niveau du site de vaccination, ce qui montre un important rôle adjuvant de l'EP. Cependant, il semble que l'ADN soit nécessaire pour générer un microenvironnement favorable à l'activation optimale des APC. Ce travail fournit des éléments importants sur les mécanismes de l'inflammation locale et ouvre de nouvelles possibilités pour les stratégies vaccinales.
Imagerie in vivo de la réponse immune locale à la vaccination par voie intradermique à l'aide d'un ADN plasmidique associée à l'électroporation chez le macaque cynomolgus
L'électroporation (EP) in vivo est utilisée comme stratégie d'amélioration de la réponse immune induite par les vaccins ADN. Cependant son effet sur les acteurs du système immunitaire inné reste méconnu. Dans l'objectif de mettre en évidence le comportement cellulaire sur le site de la vaccination, nous avons développé des approches d'imagerie par fluorescence in vivo chez le macaque. Nos résultats montrent que l'EP locale, augmente non seulement la quantité et la distribution de l'antigène vaccinal, mais induit également la mobilisation et la migration des cellules de Langerhans. De plus, l'EP cause un recrutement de leucocytes dans la peau et le tissu sous-cutané et favorise la production de cytokines pro-inflammatoires dans la peau. Ces évènements précoces, qui résultent de l'utilisation de l'EP en tant que système de délivrance des vaccins ADN, mettent en évidence le potentiel de l'EP en tant qu'adjuvant vaccinal.
Réponse cellulaire d'un vaccin antigrippal ciblant les cellules dendritiques
Les vaccins antigrippaux disponibles de nos jours sont d'efficacité moindre et ont montré leurs limites lors de cette saison d'épidémie hivernale 2014-2015, alors qu'une des souches circulantes a subi une mutation génétique. Pour pallier ce problème, de nouvelles stratégies sont élaborées, basées sur l'induction d'une réponse cellulaire médiée par les protéines internes et donc conservées des virus influenza A. C'est dans ce but d'orienter la réponse immune vers une réponse CD8 cytotoxique que nous avons testé un vaccin. Celui-ci est composé de protéines de fusion ciblant des cellules stratégiques dans le déclenchement de la réponse adaptative ; les DC et fusionnées à des protéines internes du virus influenza A. Le vaccin innovant a été injecté à 4 ma-caques cynomolgus en comparaison avec le vaccin commercial IMMUGRIP. L'efficacité du vaccin à stimuler la réponse innée au niveau systémique et muqueux, a été évalué par cytométrie en flux. Le vaccin a démontré sa capacité à stimuler une ré-ponse LT CD8 au niveau systémique médiée par les protéines NP et M1. Cependant les données obtenues ne permettent pas de différencier les deux vaccins testés, c'est pourquoi cette réponse nécessite d'être caractérisée plus amplement.