Impact De La Diff Rence D Ge Entre Le Donneur Et Le Receveur Sur La Morbi Mortalit Apr S Une Transplantation Pulmonaire
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Impact de la différence d'âge entre le donneur et le receveur sur la morbi-mortalité après une transplantation pulmonaire
INTRODUCTION : Le pronostic de la TP est tributaire de multiples facteurs liés tant à la procédure chirurgicale qu'au donneur (D) et/ou receveur (R). L'appariement D/R sur de nombreux paramètres (sérologie virales, immunologie...) est réalisé au mieux en fonction du degré d'urgence de la greffe. Cependant, l'appariement D/R sur l'âge est plus rarement respecté. Les conséquences potentielles d'écarts d'âge importants entre D et R sur la morbi-mortalité après une TP ont été peu étudiées à ce jour. PBJECTIFS : Évaluer l'impact d'une différence d'âge > 15 ans entre D et R (comprenant une différence de -15 et + 15 ans d'écart) sur la survie et sur la fonctionnalité du greffon à 3 ans. METHODE, RESULATS : Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique observationnelle portant sur 91 adultes ayant eu une TP au CHU de Marseille entre 2008 et 2011 avec un suivi minimal de 3 ans post-TP. Au total, les patients ont été suivis pendant 282,56 personnes-années. La survie dans le groupe ayant une différente d'âge D/R > 15 ans (n=30, dont 15 dans chaque groupe) était significativement moindre, atteignant respectivement à 1 an et 3 ans 60 % et 47 % contre 79 % et 60 % pour le groupe contrôle (n=61) (p0,001). En analyse multivarié, la différence d'âge a été identifiée comme un facteur de risque de mortalité (HR 5.47 ; IC 95 % : 2.47-12.1). Un écart d'âge D/R15 ans n'avait pas d'impact significatif sur la fonction respiratoire ultérieure. CONCLUSION : Il s'agit de la première étude évaluant spécifiquement l'impact d'un non-appariement entre D et R sur l'âge. Elle a permis de démontrer le rôle péjorative d'une différence d'âge D/R >15 ans sur la survie après TP
Impact de la différence d'âge entre donneur et receveur sur la fonctionnalité du greffon en transplantation pulmonaire
Contexte : la transplantation pulmonaire (TP) est une thérapeutique reconnue pour des patients sélectionnés ayant une insuffisance respiratoire au stade terminal. Compte tenu des difficultés d'accessibilité à la TP pour des candidats toujours plus nombreux, et de plus en plus âgés, et eu égard à l'inadéquation entre le nombre de donneurs et de receveurs sur liste d'attente, des mesures correctives ont été prises. Ainsi, les critères d'acceptabilité des greffons ont été progressivement élargis, parmi lesquels l'âge limite des donneurs a été repoussé au-delà de 65 ans. Les équipes de TP ont été ainsi confrontées à l'acceptation des greffons issus de donneurs (D) ayant une différence d'âge importante avec le receveur (R), avec un impact mal connu sur la fonctionnalité du greffon à moyen et long terme. Le suivi de la cohorte nationale COLT (COhort in Lung Transplantation) offrait l'opportunité de répondre à cette question fondamentale. Patients et méthodes : Il s'agit d'une étude prospective sur cohorte rétrospective portant sur des receveurs ayant eu une TP dans 9 centres français de TP habilités entre 2009 et 2013, inclus dans la cohorte longitudinale COLT. Étaient exclus les TP faites en Super-Urgence (SU), les R décédés dans les 3 ans post TP sans dysfonction chronique du greffon (CLAD) et les ré-transplantations. Les patients étaient répartis en trois groupes selon la différence d'âge D-R (DA) définie par l'âge du D moins celui du R. 3 groupes ont été constitués : groupe (DA -10) dans lequel le D était plus jeune de plus de 10 ans que le R ; groupe (DA +10) dans lequel le D était plus âgé que le R de plus de 10 ans ; groupe (DA -10 ; +10) soit un D dont l'âge correspondait à celui de R à +/- 10 ans. Le critère de jugement principal était la survenue de CLAD dans les 3 ans post-TP en fonction de la DA. Les objectifs secondaires étaient de préciser si la DA impactait la survenue de complications post opératoires précoces (dysfonction primaire du greffon, durée de ventilation mécanique post-opératoire, recours à une trachéotomie de sevrage ventilatoire, recours à une épuration extra-rénale,) et tardives à 1 an (infections bactériennes et mycotiques, rejet aigu cellulaire et humoral) et 3 ans (HTA, diabète, insuffisance rénale, cancer). Résultats : 331 patients ont été inclus, 117 dans le groupe (DA -10), 113 dans le groupe (DA (-10 ; +10) et 101 dans le groupe (DA +10). L'âge médian des R était de 47 ans iqr [30 ; 58] et celui des D était de 45 ans iqr[31 ; 56]. Une CLAD à 3 ans a été observée chez 30% des patients du groupe (DA -10), 24% du groupe (DA (-10 ; +10)) et 21% du groupe (DA +10). Il n'a pas été trouvé d'impact significatif de la DA entre D et R sur la survenue de CLAD à 3 ans (p=0.28), ni sur le délai de d'apparition des critères de CLAD (p=0.33). La DA n'a pas été retrouvée comme un facteur de risque accru de complications précoces ou tardives. Conclusion : notre étude, sur une large cohorte de patients transplantés pulmonaires, réalisée en France sur 3 ans n'a pas montré d'impact négatif à court et long termes de la DA sur la fonctionnalité du greffon après une TP. Ces résultats confortent le fait que la seule DA n'est pas un facteur péjoratif du résultat ultérieur de la TP.
Impact d'un liquide de conservation positif en culture sur la morbi-mortalité dans la transplantation pulmonaire
Contexte : Dans la transplantation pulmonaire (TP), les implications d’un liquide de conservation (LC) positif en culture sont méconnus. Nous avons donc étudier la prévalence, les facteurs de risque et l’impact d’un LC positif sur la morbi mortalité après une TP. Méthodes : Tous les échantillons de LC prélevés chez les 271 patients ayant bénéficiés d’une TP entre janvier 2015 et décembre 2020 ont été étudiées rétrospectivement. Une culture de LC positive a été définie comme la croissance de tout micro-organisme. Résultats : Quatre-vingt-trois (30,6 %) patients ont été transplantés avec des greffons pulmonaires conservés dans un LC positif en culture. Un tiers des culture positives étaient polymicrobiennes. Staphylococcus aureus et Escherichia coli étaient les microorganismes les plus fréquemment isolés. Aucun facteur de risque basé sur les caractéristiques du donneur n'a été identifié. Une infection liée à un LC positif en culture avec au moins une bactérie identique isolée dans le LC concernait 40 (40/83 ; 48,2 %) patients avec un diagnostic de pneumonie postopératoire au jour 0 et 2 (2/83 ; 2,4 %) patients avec empyème pleural. Les taux de survie à 30 jours et à 1 an étaient plus faibles pour les patients avec un LC positif en culture par rapport aux patients avec une culture du LC stérile (85,5 % contre 94,7 %, p = 0,01 et 68,7 % contre 78,7 %, p = 0,06, respectivement). Conclusion : Un LC positif en culture est un événement fréquent et diminue considérablement la survie dans la TP. D'autres études sont nécessaires pour étayer ces résultats et contribuer améliorer la prise en charge.